Un conducteur titulaire du permis B depuis plus de deux ans ne peut pas automatiquement prendre le guidon d’un maxiscooter de 500 cm³. La réglementation distingue selon la cylindrée, la puissance et l’âge du conducteur, imposant parfois une formation complémentaire ou un permis spécifique. Les modèles comme le T-Max échappent aux règles applicables aux scooters 50 cm³ ou 125 cm³, même si certaines exceptions existent pour les véhicules à trois roues.
L’accès à la conduite s’accompagne d’obligations précises en matière d’équipement, de respect du code de la route et de sanctions en cas d’infraction.
Maxiscooter en France : quelles obligations pour prendre le guidon ?
En France, décrocher le guidon d’un maxiscooter ne s’improvise pas. Oubliez l’époque où le BSR ouvrait toutes les portes : depuis 2013, place au permis AM, réservé aux scooters 50 cm³ dès 14 ans. Petite exception pour les personnes nées avant le 1er janvier 1988, qui peuvent circuler sur ces petites cylindrées sans permis dédié.
Mais dès que la puissance grimpe, les règles se corsent. Pour piloter un scooter 125 cm³, il faut un permis A1 (dès 16 ans) ou un permis B acquis depuis plus de deux ans, avec une formation obligatoire de 7 heures. Pour les modèles plus puissants, 250 cm³, 400 cm³ ou jusqu’à 35 kW, c’est le permis A2 qui s’impose, accessible à partir de 18 ans.
Les passionnés de grosses cylindrées n’ont pas été oubliés : le permis A, délivré dès 20 ans et après deux ans d’expérience en A2, donne accès à tous les scooters, sans aucun plafond de puissance. Côté scooter à trois roues (catégorie L5e), il faut posséder le permis B, avoir au moins 21 ans et suivre une formation spécifique. Cette organisation ne laisse rien au hasard :
- Permis AM : pour scooter 50 cm³ à partir de 14 ans
- Permis A1 : pour scooter 125 cm³ dès 16 ans
- Permis A2 : pour modèles jusqu’à 35 kW à partir de 18 ans
- Permis A : toutes cylindrées dès 20 ans (après 2 ans en A2)
- Permis B (+ 2 ans & formation) : scooters 125 cm³ ou 3 roues L5e dès 21 ans
Au-delà de l’âge ou du droit de conduite, la France impose une discipline stricte sur la formation et le respect du code de la route, avec des conditions adaptées à la puissance de chaque modèle. Ce parcours progressif vise à garantir la sécurité et à éviter toute prise de risque, aussi bien en ville que sur la route.
Quels permis sont requis selon la cylindrée et la puissance du scooter ?
La catégorie de permis dépend de la cylindrée et de la puissance du scooter. L’accès débute avec le permis AM, successeur du BSR depuis 2013, qui permet de prendre le guidon d’un 50 cm³ (cyclomoteur) dès 14 ans. Ceux nés avant le 1er janvier 1988 bénéficient d’une dispense sur ce point.
À partir de 16 ans, le permis A1 ouvre la porte aux scooters entre 50 et 125 cm³, limités à 11 kW. Ce permis vise les modèles urbains et maniables, très recherchés pour leur facilité. Les détenteurs du permis B (voiture), à condition d’avoir deux ans d’expérience et de suivre une formation de 7 heures, peuvent aussi opter pour le 125 cm³.
Ensuite, place au permis A2 : dès 18 ans, il permet de conduire des scooters jusqu’à 35 kW (47,5 chevaux), comme les 250 cm³ ou 400 cm³. Pour franchir le cap supérieur, le permis A est requis dès 20 ans et après deux ans de permis A2. Plus aucune limite de puissance : tous les scooters deviennent accessibles.
Le scooter 3 roues (catégorie L5e) bénéficie d’un statut particulier : le permis B suffit, à condition d’avoir 21 ans révolus et d’avoir validé une formation spécifique. Ce segment, en pleine croissance, attire pour sa stabilité et son côté pratique, tout en restant strictement encadré.
Âge minimum, expérience et formation : les conditions à respecter
Pour chaque type de scooter, l’âge et le parcours de formation changent. Le permis AM, qui remplace le BSR depuis 2013, concerne les jeunes à partir de 14 ans. Il autorise la conduite d’un 50 cm³ ou d’un cyclomoteur, après validation de l’ASSR 1 ou 2 (attestation scolaire de sécurité routière) ou de l’ASR (attestation pour les plus de 16 ans). Cette formation s’étale sur 8 heures, souvent réparties sur deux jours en auto-école.
Pour viser plus gros, il faut le permis A1, accessible dès 16 ans, qui demande de réussir le code moto et de maîtriser la conduite pratique. À ce stade, seuls les scooters entre 50 et 125 cm³ (maximum 11 kW) sont autorisés. Le permis A2, ouvert dès 18 ans, permet de piloter jusqu’à 35 kW après une formation complète.
Le permis B permet aussi de conduire un scooter 125 cm³, à condition de posséder deux ans d’expérience sur route et d’avoir suivi une formation pratique de 7 heures. Pour les scooters à trois roues (L5e), les exigences sont les mêmes : permis B, 21 ans minimum, et formation spécifique.
- Permis AM : dès 14 ans, formation de 8 heures, ASSR 1 ou 2/ASR obligatoire
- Permis A1 : à partir de 16 ans, code moto et pratique demandés
- Permis A2 : dès 18 ans, formation complète, puissance plafonnée à 35 kW
- Permis B : deux ans de permis voiture et 7 heures de formation pour le 125 cm³
- Scooter 3 roues : permis B, 21 ans, formation spécifique nécessaire
Les conducteurs nés avant 1988 n’ont pas à justifier d’un permis AM pour les 50 cm³. Pour louer un scooter, les agences réclament généralement 20 ans révolus et la présentation d’un titre de conduite adapté, une exigence qui traduit la rigueur du cadre français.
Réglementation, équipements obligatoires et sanctions en cas d’infraction
La réglementation française sur le scooter ne s’arrête pas à la question du permis ou de l’âge. Dès les premiers kilomètres, le respect du code de la route s’impose. Tout scooter, du 50 cm³ au 3 roues L5e, doit être assuré. L’assurance scooter couvre au moins la responsabilité civile, indispensable pour circuler légalement.
L’équipement ne laisse place à aucune improvisation. Le casque homologué et les gants certifiés CE sont imposés au conducteur comme au passager. Les contrôles sont fréquents. Le gilet réfléchissant doit se trouver à portée de main : inutile de le porter en roulant, mais il devient obligatoire en cas d’arrêt d’urgence. Même si le blouson renforcé et les chaussures montantes ne figurent pas dans les obligations légales, ils restent vivement recommandés pour limiter les blessures en cas de chute.
Côté documents, il faut toujours pouvoir présenter le permis adapté, la carte grise et l’attestation d’assurance. Oublier l’un d’eux lors d’un contrôle coûte 38 € ; ne pas les fournir sous cinq jours peut faire grimper l’amende à 750 €. Un scooter non immatriculé ? L’amende forfaitaire atteint 135 €, et peut monter à 750 € si récidive. En cas d’absence d’assurance, les sanctions sont plus lourdes encore, jusqu’à la mise en fourrière du véhicule.
Rouler en scooter, c’est accepter des règles précises. Mais derrière chaque contrainte, il y a une ambition : garantir que la route reste un terrain de liberté, sans sacrifier la sécurité de tous.


