123 grammes de CO2 par kilomètre : voilà le point de bascule où la fiscalité frappe, sans détour ni concession. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et la réalité ne laisse guère d’échappatoire. Pour qui n’a pas encore saisi l’ampleur du virage, le malus écologique version 2025 arrive comme un révélateur brutal.
Le malus écologique en France : une mesure renforcée pour 2025 et 2026
La fiscalité écologique franchit un cap décisif avec le malus écologique nouvelle génération. Désormais, l’État ne vise plus seulement les moteurs surpuissants ou les modèles d’exception : la grille s’étire, le seuil tombe, et la sanction s’abat plus tôt. À partir de 123 g de CO2/km, la taxe s’invite déjà à la première ligne de la facture. L’Hexagone entend durcir la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, au-delà de ce que pratiquent nombre de voisins européens.
Pour les amateurs de grosses berlines ou d’engins familiaux musclés, l’annonce a de quoi faire grincer : le malus maximal culmine à 60 000 euros dès 2025, à partir de 194 g de CO2/km. Plus question de distinctions selon l’usage ou le profil d’acheteur : tout le monde est logé à la même enseigne. Les abattements pour familles nombreuses disparaissent, la fiscalité écologique serre la vis, sans états d’âme.
Le barème du malus écologique concerne une large gamme de véhicules thermiques et hybrides non rechargeables. Les véhicules électriques et à hydrogène, eux, échappent encore à cette taxation. Un choix assumé, pour accélérer la transition énergétique sur le territoire français. Avec cette réforme, la France affirme ses ambitions sur la réduction des émissions de carbone et la qualité de l’air, poursuivant sa marche en avant alignée sur les exigences de l’Union européenne.
Ce que change le nouveau barème :
Voici les principaux points à retenir sur l’évolution du barème :
- Seuil d’application abaissé à 123 g de CO2/km
- Malus maximal de 60 000 euros dès 194 g de CO2/km
- Suppression des dérogations pour familles nombreuses
- Application à tous les acheteurs, particuliers comme professionnels
À qui s’adresse le malus maximum et comment est-il calculé ?
Le malus maximum vise en premier lieu les véhicules dont les émissions franchissent le seuil du barème. Un modèle fraîchement immatriculé en France, équipé d’un moteur thermique ou hybride non rechargeable et affichant une masse imposante : le profil est tout trouvé. Les grands SUV familiaux, berlines puissantes ou sportives à la fiche technique musclée se retrouvent directement concernés.
Le calcul s’appuie sur le barème malus écologique officiel, révisé chaque année. Plus le CO2 grimpe, plus le montant du malus suit, jusqu’à atteindre les 60 000 euros dès 194 g/km en 2025. La taxe est due lors de la délivrance de la carte grise et peut parfois dépasser la valeur du véhicule lui-même.
Un autre paramètre vient alourdir la note : le malus poids. Dès qu’un véhicule dépasse 1 800 kg à vide, il faut compter 10 euros de taxe pour chaque kilo supplémentaire. Ce malus masse s’additionne à la taxe CO2, frappant de plein fouet les voitures volumineuses et puissantes.
Certains modèles échappent toutefois à cette double peine : véhicules électriques, à hydrogène, ou hybrides rechargeables (sous conditions précises) restent, pour l’instant, à l’écart du malus poids barème et de la taxe carbone. Mais la règle reste inflexible : première immatriculation en France, pas de faveur selon la taille de la famille ou la nature du propriétaire, chaque gramme et chaque kilo pèsent dans la balance.
Barèmes et montants du malus écologique : ce qui vous attend en 2025 et 2026
Le barème malus écologique se durcit, c’est acté. En 2025, la grille débutera plus tôt et montera plus vite. Le seuil d’entrée descend à 117 g/km de CO2 (contre 123 g en 2024), et dès ce niveau, la facture s’ouvre à 50 euros. L’addition grimpe à chaque gramme supplémentaire, jusqu’au malus maximum de 60 000 euros à partir de 194 g/km en 2025, puis dès 180 g/km en 2026.
Voici les prochaines évolutions attendues sur le barème :
- 2025 : seuil de déclenchement abaissé à 117 g/km
- 2026 : seuil ramené à 116 g/km, plafond maintenu à 60 000 euros dès 180 g/km
Le malus poids ne faiblit pas : tout véhicule dépassant 1 800 kg de masse en ordre de marche doit s’acquitter de 10 euros par kilo excédentaire. C’est un véritable coup de frein pour les modèles thermiques musclés ou les grands SUV. Les hybrides rechargeables bénéficient encore d’un sursis, sous réserve de respecter des critères stricts d’autonomie électrique. Quant aux véhicules électriques et à hydrogène, ils restent exonérés. Mais la feuille de route du gouvernement pourrait bien évoluer, remettant en question cette exception dans les prochaines années.
Cette fiscalité écologique s’impose comme un accélérateur de la transition énergétique. Les acheteurs de voitures neuves doivent intégrer ces hausses dans leurs calculs et examiner le barème malus avant toute signature. Les configurations lourdes, puissantes, ou suréquipées verront leur prix grimper, fiscalité comprise. Le montant du malus écologique devient un facteur décisif du budget automobile, à ne plus jamais négliger.
Quelles conséquences concrètes pour les automobilistes et les acheteurs de véhicules neufs ?
L’effet du malus maximum ne se limite plus aux voitures de prestige ou de sport. L’évolution du barème malus écologique fait basculer de nombreux véhicules familiaux dans la zone des pénalités élevées. Un SUV essence, une berline dynamique, un monospace généreusement motorisé : tous sont susceptibles de voir le montant malus s’imposer dès la première immatriculation.
En agissant ainsi, la fiscalité écologique bouleverse la donne du marché. Certains modèles voient leur prix bondir de 10 000, 20 000, voire 60 000 euros, une fois le malus ajouté. Ce signal oriente particuliers et entreprises vers les véhicules hybrides rechargeables ou électriques. Les gestionnaires de flottes revoient leurs stratégies, anticipant le verdissement des parcs sous la pression croissante des ZFE et de la TVS.
Du côté de la voiture d’occasion, l’équilibre évolue. Les véhicules neufs lourdement taxés deviennent plus rares ou se vendent en avance, avant la mise en place du nouveau barème. Les acheteurs se tournent alors vers les véhicules d’occasion pour éviter la nouvelle fiscalité, mais constatent une tension sur les prix. Les dispositifs incitatifs comme le bonus écologique ou la prime à la conversion prennent une dimension tactique, tandis que d’autres solutions émergent : recours au superéthanol E85, installation de bornes de recharge, ou arbitrage entre puissance et fiscalité.
Demain, choisir sa voiture ressemblera moins à un simple coup de cœur qu’à un savant exercice d’anticipation. Parce qu’avec le malus maximum, chaque gramme et chaque kilo pèsent désormais lourd dans la balance du budget comme dans celle de l’environnement.

