Comment j’ai survécu au gr20 en solo ?

Lorsque l’on pense à un trekking de haut niveau, le Gr20, qui relie les deux côtes de la Corse, est probablement l’un des plus difficiles à relever. Avec une distance totale de 182 km à travers les montagnes, les forêts et les marécages, le Gr20 est considéré comme le sentier de randonnée le plus difficile d’Europe. Pour moi, c’était aussi un défi personnel et je me suis lancé le défi de le relever en solo. Dans cet article, je vais partager ma expérience et comment j’ai survécu au Gr20 en solo.

Préparation physique et mentale

Le GR 20 est une des randonnées les plus dures et les plus emblématiques du monde. C’est un sentier côtier à travers la magnifique Corse, qui traverse des montagnes escarpées, offrant aux grimpeurs une variété de paysages spectaculaires. Ayant toujours eu le goût de l’aventure et voulant sortir de ma zone de confort, j’ai décidé d’entreprendre ce défi seul. J’ai planifié mon voyage en conséquence afin que je puisse relever ce challenge avec succès et tout cela n’aurait pas été possible sans une préparation physique et mentale ad hoc.

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Il va sans dire qu’une bonne pratique sportive augmente considérablement les chances de réussite pour un tel voyage solo. Pour me présenter au mieux sur le chemin, j’ai commencé par intégrer une routine quotidienne comprenant principalement du running et des salles d’escalade pour entraîner mes muscles spino-stabilitaires faciles à oublier mais essentiels pour garder l’ équilibre pendant la marche. Je mettais également l´accent sur le renforcement musculaire en faisant chaque jour quelques exercices proprioceptifs axés sur la coordination motrice globale, bien que je n´aime pas trop ça ! Dans certains cas, je faisais chaque semaine 2-3 marches dans mon quartier (pour avoir accès à divers reliefs) avec sac à dos chargée aux alentours 10 kg contenant provende alimentaire, matos suppl., etc). Afin compléter ma pratique sportive hebdomadaire, j´avais mis en place diffèrent type abdos/fessiers triceps /biceps + gainage …mais cela ne suffit pas..

Les étapes et les défis

Le GR20 est une célèbre randonnée à travers les montagnes de Corse, qui traverse l’île du nord au sud sur environ 200 km. Pour certaines personnes, le simple fait de regarder la carte et d’envisager ce sentier peut susciter des sentiments mêlés d’appréhension et d’excitation. Le GR20 a longtemps été considéré comme un défi unique pour les marcheurs expérimentés, car il comprend certains des plus hauts sommets de Corse et offre aux participants un terrain accidenté spectaculaire. J’ai eu l’opportunité incroyable de relever ce défi seul, sans aide ni accompagnement. Cet article explique comment j’ai réussi à survivre 14 jours seul sur le chemin du GR20 (ou presque), ainsi que quelques obstacles majeurs rencontrés pendant mon voyage et comment je me suis organisé pour maintenir ma motivation intacte tout au long du parcours.

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Tout d’abord, je dois dire que j’ai étudié préalablement la route afin de mieux connaitre le chemin escarpée avant mon arrivée à Calenzana où commence officiellement le sentier alpin emblématique : j’ai consulté difficiles informations générale concernant distances entres chaque points campements, accessibilités aux sources naturelles etc…Cela m’a permis non seulement de savoir quoi apporter en termes d’habillement matos divers, mais également quelles techniques adopter tactiquement pendant ma progression physique.

Apprendre à se débrouiller seul

Mon séjour en Corse a commencé par une montée au col de Vergio, un des plus hauts sommets du gr20. Au fur et à mesure que je montais, je m’interrogeais sur le sentiment qui accompagnait cette aventure : la peur ou l’excitation ? Était-ce seulement possible d’atteindre le sommet sans aide extérieure ? J’espérais vivement que ce serait le cas.

Le défi consistait alors à réussir à naviguer entièrement seul dans les sentiers sinueux et escarpés du Gr20, tout en gardant mon équilibre mental et ma motivation intactes. Ce ne fut pas chose facile car je devais faire face aux intempéries capricieuses telles que vent glacial et pluies torrentielles ; même si j’avais pris soin de me munir des bons matériels pour faire face aux conditions difficiles (vêtements chauds adaptés au climat local, chaussures adhésives pour assurer ma stabilité).

Si durant certaines parties de mon voyage j’ai pu trouver assistance auprès des randonneurs rencontré sur place afin de partager connaissance, compagnonnage et encouragements mutuelle – ce n’était pas toujours possible: il fallut donc apprendre à improviser solo ! Je passais donc beaucoup plus longtemps librement, à observer la nature sauvage luxuriante autour de moi. Cela m’a permise non seulement de prendre conscience des paysages magnifiques qui m’entouraient quotidiennement, mais aussi d’apprendre comment gérer efficacement mon temps afin d‘aménager correctement mes pauses repas/nuit d’où tirer les forces dont j’aurai besoins pour continuer l ascension.

Apprécier la solitude et la nature

Faire le gr20 en solo peut être un défi redoutable, mais aussi une grande réalisation personnelle. Il s’agit du plus long sentier de randonnée de Corse et est connu pour sa difficulté et son isolation. Étant donné que ce voyage se fait en autonomie totale, il est important de comprendre comment survivre à cette entreprise ambitieuse, notamment sur les plans mental et physique. Les points suivants expliquent comment j’ai survécu au gr20 : apprécier la solitude et la nature.

Tout d’abord, j’ai fait preuve d’une certaine volonté mentale pendant mon séjour sur le GR 20. La solitude des montagnes ne ressemble à rien d’autre ; elle peut être difficile à gérer si vous n’êtes pas habitués aux longues heures passés seul. J’avais besoin de me concentrer sur ma propre force interne afin de trouver la motivation dont je avais besoin pour continuer lorsque les choses semblaient impossibles ou quand je manquais simplement d’inspiration. De plus, j’ai cherché le bien-être émotionnel qui viendrait après avoir traverser chaque chose difficile ; cela m’a aidé à me reconnecter avec moi-même tout au long du chemin et à rester centrée malgré les obstacles physiques auxquels j’avais affaire.

Je savais également que mes efforts seraient confrontés parfois par des circonstances exténuantes comme des températures extrêmes ou une fatigue inattendue due à l’altitude croissante progressivement où je voyagerai là-bas..

Les souvenirs de cette aventure exceptionnelle.

Le GR 20 est un sentier connu pour être le plus difficile des Alpes ; long de 180 km et recouvrant les crêtes corses encerclant l’île de beauté sauvage. Cette section complète du GR20 prend généralement 12 à 15 jours et peut être divisée en 3 étapes principales : Calenzana-Conca (6-7 jours), Conca-Vizzavona (3-4 jours) et Vizzavona-Calenzana (2-3 jours). Je me trouvais donc à la fin de mes préparatifs, armé d’une carte IGN 1:25000 au format papier qui allait me servir pendant ma traversée ! Mon sac contenait tous les équipements dont je pensais avoir besoin sur le chemin: tentes lourdes, matière pour cuire sur un réchaud alimentaire et beaucoup d’aliments transformés faciles à transporter.

Avant que je commence mon ascension vers le col Agnel, une partie très technique du sentier qui traverse des glaciers spectaculaires couverts de roches volcaniques, plusieurs amateurs ont essayés mais abandonnés devant ce défi percutant. J’ai travaillé dur pour atteindre les hauteurs demander par un passage après passer « Le Canal » puissamment raide où chaque pas était soigneusement calculer afin que je reste en équilibre sans glisser pendant des heures interminables.

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