140 euros. Ce n’est pas le prix d’un billet d’avion, ni celui d’un smartphone d’occasion : c’est parfois la franchise qui attend l’assuré Macif après un simple accrochage. Et pour deux conducteurs, deux histoires différentes, même contrat, même voiture, mais au final, des montants qui divergent.
Certains apprennent qu’une option souscrite allège, voire annule, la franchise. D’autres, moins chanceux, voient leur reste à charge gonfler après un sinistre avec partage des torts. Le jeu de la franchise, chez Macif, ne laisse rien au hasard : il répond à des règles précises, parfois subtiles, avec des marges d’ajustement qui ne sautent pas toujours aux yeux dans les brochures.
La franchise en assurance : un principe clé à comprendre
La franchise d’assurance correspond à la part qui reste à la charge de l’assuré après le règlement d’un sinistre. Présente noir sur blanc sur chaque contrat d’assurance, elle n’a rien d’un forfait universel. Le montant varie selon la nature des dommages, les garanties choisies et les options intégrées. Les assureurs, Macif incluse, jouent la carte de la flexibilité pour adapter la franchise au profil et aux besoins du client.
Pour mieux cerner le sujet, il faut distinguer plusieurs types de franchises, chacune avec son mode de fonctionnement :
- La franchise absolue : toujours soustraite du montant remboursé, quel que soit le coût total des réparations.
- La franchise relative : s’applique seulement si le sinistre dépasse le seuil fixé dans le contrat.
- La franchise proportionnelle : calculée sur la base d’un pourcentage du montant des dommages.
- La franchise annuelle : prélevée une seule fois dans l’année, même en cas de plusieurs sinistres.
- La franchise kilométrique : exprimée en kilomètres, elle concerne surtout l’assistance ou le dépannage.
- La franchise catastrophes naturelles : encadrée par le Code des assurances, elle s’élève à 380 € (1 520 € pour la sécheresse ou les mouvements de terrain).
La franchise s’exprime en euros, en pourcentage, parfois même en kilomètres selon la garantie. Chaque formule influe sur le niveau d’indemnisation. Considérez la franchise comme un filtre : elle fixe la part du risque assumée par l’assuré, laissant le reste à l’assureur.
Montant de la franchise Macif : comment est-il fixé et de quoi dépend-il ?
Chez Macif, le montant de la franchise n’est pas imposé de façon arbitraire. Il découle d’un équilibre entre les garanties souscrites, le profil du souscripteur et les spécificités du contrat. Chaque produit, assurance auto, habitation, deux-roues, a sa propre grille : d’une garantie à l’autre, voire d’un véhicule à l’autre, le montant peut changer.
Plusieurs paramètres entrent en jeu : le type de contrat, les options sélectionnées, la valeur assurée, l’historique des sinistres, le fameux bonus-malus. Un conducteur débutant aura souvent une franchise plus élevée ; un conducteur expérimenté, sans sinistre, bénéficie d’un niveau plus favorable. Macif propose aussi des franchises modulables : adaptez le montant selon votre niveau de tolérance au risque, et réglez la prime d’assurance en conséquence. Plus la franchise est haute, plus la prime diminue. Et l’inverse s’observe aussi.
Certains font le choix du rachat de franchise : payer une cotisation supplémentaire pour limiter ou supprimer le reste à charge après un sinistre. Cette option peut s’appliquer à une seule garantie ou à tout le contrat. À l’opposé, négliger certaines mesures de prévention peut entraîner une hausse de la franchise : le montant grimpe.
La logique est limpide : la Macif ajuste ses franchises pour coller à la réalité de chaque assuré. Résultat ? Une couverture qui s’adapte, selon le niveau de risque que chacun accepte d’endosser au quotidien.
Accident responsable ou non : qui paie quoi chez Macif ?
Un accrochage, une aile cabossée : qui doit régler la franchise ? Chez Macif, tout dépend du contexte. Si l’assuré est responsable, il paiera la franchise prévue au contrat, en plus des frais éventuels de réparation. Cette règle s’applique à la majorité des garanties dommages, qu’il s’agisse d’un choc mineur ou d’un accident plus conséquent.
Lorsque l’assuré n’est pas responsable et que le tiers responsable est identifié, la franchise ne sort pas de sa poche : Macif se retourne contre l’assureur du tiers pour récupérer les sommes avancées. L’assuré est alors indemnisé à 100 %. Ce principe fonctionne pour l’auto comme pour l’habitation, dès lors qu’un responsable est formellement reconnu.
La responsabilité civile mérite d’être soulignée : elle n’impose aucune franchise. C’est la garantie qui couvre les dommages causés à autrui, sans reste à charge pour l’assuré. Passer par un garage agréé Macif facilite aussi la démarche : aucune avance, la franchise s’impute directement sur la facture finale.
Dans les situations plus délicates, tiers non identifié, délit de fuite, la franchise s’applique à nouveau. Selon les suites de l’enquête, l’assuré pourra éventuellement se retourner contre l’assureur du tiers retrouvé. Globalement, Macif suit la logique du secteur tout en peaufinant ses procédures pour limiter les mauvaises surprises sur le plan financier.
Conseils pratiques pour limiter l’impact de la franchise sur votre budget
La franchise d’assurance peut être atténuée avec quelques leviers, sans rogner sur la qualité de la protection. Premier réflexe : le rachat de franchise. En échange d’une prime d’assurance plus élevée, la franchise diminue, parfois jusqu’à disparaître lors d’un sinistre. Ce choix peut concerner une garantie précise ou s’appliquer à l’ensemble du contrat : tout dépend de l’usage du véhicule et des besoins du conducteur.
Voici plusieurs pistes concrètes pour réduire l’impact de la franchise :
- Moduler la franchise : ajustez son montant dès la souscription. Une franchise haute fait baisser la cotisation annuelle, mais augmente le reste à charge en cas de sinistre. À l’inverse, une franchise basse limite votre contribution, mais la prime grimpe.
- Adopter un comportement vertueux : l’absence de sinistre ou une conduite responsable peuvent être récompensées par la suppression partielle ou totale de la franchise, après plusieurs années sans incident. Certaines formules Macif l’intègrent.
- Respecter les mesures de prévention : installation d’un système anti-vol, stationnement sécurisé, entretien régulier : Macif peut adapter le montant de la franchise selon vos efforts de prévention. Omettre ces précautions peut entraîner une hausse, notamment sur des sinistres évitables.
Avant de faire votre choix, pesez bien le rapport entre la franchise et la valeur assurée. Un véhicule récent ou de grande valeur justifie souvent une franchise sur-mesure, quitte à investir dans un rachat partiel. Analysez chaque garantie : le montant de la franchise varie selon les postes (bris de glace, vol, catastrophes naturelles…). Anticiper, c’est s’épargner des déconvenues.
Chez Macif, la franchise n’est jamais un simple chiffre : elle se négocie, s’ajuste, se pense. C’est la clef d’un contrat qui colle vraiment à la route que vous tracez, jour après jour.


